Audi Crosslane Coupé Concept

Audi-Crosslane_Coupe_Concept_2012_800x600_wallpaper_01 La famille des SUV Audi n’en finit plus de s’agrandir. On connaissait le Q7, le Q5 et le Q3. Audi s’apprête à lancer bientôt le Q2, dérivé de la petite A1. C’est lui que préfigure ce Crosslane Concept.

Avec trois modèles, la gamme des SUV Audi peut déjà paraître bien étoffée. Pourtant, ce n’est qu’un début. La marque aux Anneaux prévoit encore plusieurs nouveautés dans ce segment, histoire d’occuper la moindre niche du marché. Avec le concept Crosslane Coupé, c’est le futur Q2 qui se dessine en filigrane.

Avec sa carrosserie Space Frame multi-matériaux (l’aluminium ainsi que les composites renforcés aux fibres de carbone et aux fibres de verre), le véhicule ouvre de nouvelles perspectives en ce qui concerne le poids, les coûts et le bilan énergétique global ; il s’agit de la dernière évolution de la construction ultralégère d’Audi.

L’Audi crosslane coupé 2+2 places mesure 4,21 mètres de long, 1,88 mètre de large et 1,51 mètre de haut ; l’empattement est de 2,56 mètres. Sa carrosserie caractéristique dégage une impression de puissance, tout en annonçant le langage styliste de la prochaine génération de modèles Q d’Audi.

La calandre Singleframe, qui est subdivisée en plusieurs segments par des baguettes, prédomine à l’avant. Le cadre marqué est intégré à la carrosserie Space Frame multi-matériaux en tant qu’élément porteur. Cette solution symbolise la philosophie de l’Audi crosslane coupé : le concept, la technique et le stylisme fusionnent de manière inédite.
Les projecteurs de forme trapézoïdale mettent en œuvre la technologie des matrices de diodes d’Audi. De petites diodes électroluminescentes dont chacune se commande séparément génèrent tous les faisceaux lumineux, leur positionnement précis est obtenu grâce à des microréflecteurs. Le pare-chocs comporte de grandes prises d’air aux surfaces lisses. Deux petites ouvertures dans le capot du moteur révèlent les longerons supérieurs en aluminium de la carrosserie Space Frame multi-matériaux.

Sur les côtés, ce sont les arêtes horizontales surmontant les roues qui prédominent. La partie vitrée, basse, se termine par un montant arrière fortement incliné, accentuant ainsi la ressemblance avec un coupé. Les portes descendent très bas, la carrosserie Space Frame rend possibles des bas de caisses très bas. À l’ouverture de la portière, les structures en aluminium de la carrosserie Space Frame multi-matériaux apparaissent.
Découpés en deux segments par le joint du capot arrière, les feux arrière reprennent la forme des projecteurs avant. Le pare-chocs, dont la partie inférieure est en composite aux fibres de carbone, comporte un diffuseur en aluminium remontant très haut. Le toit est composé de deux parties en composite aux fibres de carbone, il pèse à peine dix kilogrammes. Le conducteur et le passager avant peuvent le déverrouiller par simple pression d’une touche, le déboîter de la carrosserie et le ranger au-dessus du coffre.
L’intérieur « exprime un langage stylistique fait de formes géométriques ». Le thème du trapèze y est omniprésent, notamment sur les aérateurs, et tout l’habitacle est anguleux à l’exception du volant et des commandes de climatisation. Les sièges sport sont en fibre de carbone, habillés de jaune. Au final, tout l’intérieur est habillé de jaune, de fibre de carbone et d’aluminium brossé.

Pour la motorisation de cette étude, Audi a en effet choisi l’une des multiples technologies hybrides explorées par la marque. Un nouveau trois-cylindres essence 1.5 TFSI de 130 ch est associé à deux moteurs électriques. Le premier d’entre eux entraîne les roues avant, alors que le second, moins puissant, fait avant tout office de démarreur et de générateur. Le système développe ainsi une puissance cumulée de 177 ch, et peut fonctionner en mode tout électrique jusqu’à 130 km/h et avec un rayon d’action allant jusqu’à 86 km. Le dispositif se caractérise également par l’absence de boîte de vitesse, ce qui permet de limiter les coûts, comme sur la Seat Leon TwinDrive dévoilée en novembre dernier. Une certaine simplicité qui destine cette technologie à des modèles plutôt compacts, comme le Q2. Mais la consommation annoncée n’en reste pas moins spectaculaire : bien aidé par un cycle d’homologation très favorable aux hybrides rechargeable, ce Crosslane Coupé affirme pouvoir se contenter de 1,1 l/100 km en moyenne, ce qui équivaut à 26 g/km de CO2 et donnerait actuellement droit à un bonus de 5.000 €.

Toutefois, il y a encore loin du concept au modèle de série. Ainsi, le style du Crosslane Coupé apparaît encore trop abstrait pour la production.

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